DELF B2 practice

19 original exercises in the format of the DELF B2: an informative and an argumentative text, plus a reasoned essay and a speaking task with model answers.

About these questions

All texts, names, places, dates and prices are invented for practice. FreeExamPath is independent and not affiliated with the French Ministry of the Interior, France Éducation international or CCI Paris Île-de-France. These exercises are not official papers and give no official score.

Writing and speaking answers are not marked or scored on this site: compare your answer with the checklist and the model answer. Nothing you type is sent or saved.

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Reading, exercise 1: informative article

Lisez l'article, puis répondez aux huit questions. Pour chaque question, choisissez une seule réponse.Read the article, then answer the eight questions. Choose one answer for each question.

Newspaper article Emprunter une perceuse comme on emprunte un livre

Depuis dix-huit mois, l'ancienne poste de Saint-Aurèle-sur-Lèze abrite un lieu d'un genre nouveau. Sur les étagères, pas de romans ni de bandes dessinées, mais des perceuses, des machines à coudre, des tentes, des appareils à raclette ou encore un nettoyeur haute pression. Le principe de cette « bibliothèque d'objets » est simple : plutôt que d'acheter un appareil dont on se servira deux ou trois fois par an, on l'emprunte pour quelques jours, puis on le rapporte.

L'idée n'est pas venue de la mairie, mais d'un petit groupe d'habitants. « Nous nous sommes rendu compte qu'il y avait, dans notre seule rue, cinq escabeaux et trois scies sauteuses qui dormaient au fond des garages », raconte Hélène Marquet, l'une des fondatrices, aujourd'hui coordinatrice de l'association. Le groupe a d'abord organisé des prêts entre voisins, notés sur un simple cahier, avant de solliciter la commune, qui a fini par mettre le local à disposition gratuitement.

Pour emprunter, il faut adhérer. La cotisation annuelle n'est pas la même pour tous : chacun la fixe lui-même entre cinq et quarante euros, selon ses moyens, sans avoir à se justifier. « Contre toute attente, la moyenne tourne autour de vingt-deux euros, et personne n'a jamais abusé du système », assure la coordinatrice. L'association compte aujourd'hui un peu plus de six cents adhérents et près de trois cents objets, presque tous issus de dons.

Le profil des emprunteurs a pourtant surpris les fondateurs. Ils imaginaient s'adresser d'abord aux foyers modestes, pour qui l'achat d'un outil représente une vraie dépense. Or ce sont surtout de jeunes couples installés depuis peu et des retraités qui poussent la porte. Pour Marc Delaunay, sociologue à l'université de Valromey, ce décalage n'a rien d'étonnant : « Ce type de lieu attire d'abord des personnes déjà convaincues par l'idée de consommer moins. Pour toucher les autres, il ne suffit pas d'ouvrir un local ; il faut aller vers eux, dans les centres sociaux ou à la sortie des écoles. »

Le fonctionnement quotidien n'est pas sans difficultés. Les retards de restitution restent fréquents, surtout pour les objets saisonniers comme les tondeuses au printemps. Quant aux objets abîmés, l'association a fait un choix original : elle ne réclame aucune pénalité. Les appareils endommagés sont confiés à l'atelier de réparation qui se tient chaque samedi matin, et l'emprunteur est simplement invité à venir participer à la réparation. « Les gens repartent en sachant changer une courroie ou une prise : c'est aussi ça, notre mission », sourit un bénévole.

Le vrai point faible, selon Hélène Marquet, est ailleurs : tout repose sur une quinzaine de bénévoles, dont certains commencent à s'essouffler. L'association espère obtenir l'an prochain le financement d'un poste salarié à mi-temps. Ce poste permettrait aussi de lancer un projet qui lui tient à cœur : une camionnette qui ferait chaque semaine le tour des villages voisins, où l'on ne trouve souvent ni quincaillerie ni transports en commun.

Invented practice text

Question 1

Quel est le sujet principal de cet article ?

Show answer

Correct answer: A — Un lieu de prêt d'objets créé par des habitants, ses réussites et ses limites.

Why? L'article présente la « bibliothèque d'objets » de Saint-Aurèle : son origine, son fonctionnement, son public et ses difficultés. Ce n'est ni une bibliothèque municipale transformée ni une campagne de la mairie.The article describes the “bibliothèque d'objets” (library of things) in Saint-Aurèle: how it started, how it works, who uses it and its difficulties. It is neither a converted public library nor a council campaign.

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Question 2

D'où vient l'idée de la bibliothèque d'objets ?

Show answer

Correct answer: B — D'habitants qui ont remarqué que beaucoup d'outils restaient inutilisés.

Why? L'idée « n'est pas venue de la mairie, mais d'un petit groupe d'habitants », qui ont vu que des outils « dormaient au fond des garages ». La commune a seulement prêté le local ensuite.The idea “n'est pas venue de la mairie, mais d'un petit groupe d'habitants” (did not come from the council but from a small group of residents), who noticed tools “dormaient au fond des garages” (sitting unused in garages). The town only lent the premises later.

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Question 3

Comment le montant de la cotisation est-il fixé ?

Show answer

Correct answer: B — Chaque adhérent décide lui-même de la somme qu'il verse, entre deux limites.

Why? Chacun fixe sa cotisation « entre cinq et quarante euros », sans justifier ses revenus. Vingt-deux euros n'est que la moyenne constatée.Each member sets their own fee “entre cinq et quarante euros” (between five and forty euros) without proving their income. Twenty-two euros is only the average actually paid.

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Question 4

Qu'est-ce qui a surpris les fondateurs ?

Show answer

Correct answer: C — Les adhérents ne sont pas les personnes qu'ils pensaient toucher en priorité.

Why? Les fondateurs pensaient attirer surtout des foyers modestes, mais ce sont « surtout de jeunes couples installés depuis peu et des retraités » qui viennent.The founders expected mainly low-income households, but it is “surtout de jeunes couples installés depuis peu et des retraités” (mostly young couples who have just moved in and retired people) who come.

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Question 5

Selon le sociologue, que faudrait-il faire pour attirer d'autres publics ?

Show answer

Correct answer: A — Aller à la rencontre des habitants dans les lieux qu'ils fréquentent déjà.

Why? Marc Delaunay explique qu'« il ne suffit pas d'ouvrir un local » : il faut aller vers les habitants, dans les centres sociaux ou devant les écoles. Il ne parle ni du prix ni du choix des objets.Marc Delaunay says “il ne suffit pas d'ouvrir un local” (opening premises is not enough): you have to go to people, in community centres or outside schools. He mentions neither price nor the choice of items.

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Question 6

Que se passe-t-il quand un emprunteur rapporte un objet abîmé ?

Show answer

Correct answer: C — Il est invité à venir aider les bénévoles à réparer l'objet.

Why? L'association « ne réclame aucune pénalité » : l'objet part à l'atelier du samedi et l'emprunteur est invité à participer à la réparation.The association “ne réclame aucune pénalité” (asks for no penalty): the item goes to the Saturday workshop and the borrower is invited to help repair it.

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Question 7

D'après la coordinatrice, quelle est la principale fragilité de l'association ?

Show answer

Correct answer: C — Le fait qu'elle dépende d'un petit nombre de bénévoles.

Why? Les retards sont une difficulté, mais « le vrai point faible […] est ailleurs » : tout repose sur une quinzaine de bénévoles fatigués. Les objets, eux, viennent presque tous de dons.Late returns are a difficulty, but “le vrai point faible […] est ailleurs” (the real weakness lies elsewhere): everything depends on about fifteen volunteers who are getting tired. The items themselves almost all come from donations.

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Question 8

À quoi servirait la camionnette évoquée à la fin de l'article ?

Show answer

Correct answer: B — À proposer le prêt d'objets dans des villages mal desservis.

Why? La camionnette ferait le tour des villages voisins, qui n'ont souvent « ni quincaillerie ni transports en commun ». Il ne s'agit pas de livraisons à Saint-Aurèle.The van would tour the neighbouring villages, which often have “ni quincaillerie ni transports en commun” (neither a hardware shop nor public transport). It is not about home delivery in Saint-Aurèle.

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Reading, exercise 2: argumentative text

Lisez ce texte d'opinion, puis répondez aux huit questions. Pour chaque question, choisissez une seule réponse.Read this opinion piece, then answer the eight questions. Choose one answer for each question.

Editorial Le guichet n'est pas une nostalgie

Renouveler un titre de séjour, déclarer un changement d'adresse, demander une aide au logement : il y a quinze ans, ces démarches supposaient de se déplacer, de faire la queue et de revenir parfois une seconde fois parce qu'il manquait une pièce au dossier. Aujourd'hui, la plupart se font en ligne, à toute heure, depuis son canapé. Il serait malhonnête de nier le progrès que cela représente pour beaucoup d'entre nous. Mais à force de célébrer la simplicité du « tout numérique », on a oublié de se demander pour qui elle était simple.

On imagine volontiers que les exclus de la dématérialisation sont des personnes âgées, perdues devant un écran, et que le problème disparaîtra de lui-même avec le temps. C'est une erreur. Dans les permanences d'aide aux démarches de notre département, les bénévoles reçoivent de plus en plus de jeunes de vingt ans, parfaitement à l'aise sur les réseaux sociaux, mais incapables de remplir un formulaire truffé de termes juridiques. Savoir utiliser un téléphone et savoir dialoguer avec une administration sont deux compétences bien différentes. Et rien ne garantit que la génération suivante sera mieux armée.

Il faut ensuite regarder honnêtement qui fait le travail. Autrefois, l'agent au guichet vérifiait le dossier, repérait l'oubli, expliquait la règle. Désormais, c'est l'usager qui saisit les informations, numérise les justificatifs et porte seul la responsabilité de la moindre erreur. Ce que l'on présente comme une simplification est souvent un simple transfert de charge : le travail n'a pas disparu, il a changé de mains, et il n'est plus payé.

Or l'erreur, en ligne, coûte cher. Une case mal cochée peut suspendre une allocation pendant des semaines, sans que personne ne soit en mesure d'expliquer pourquoi. Une lectrice m'a raconté avoir passé trois mois à envoyer des messages restés sans réponse, alors qu'un échange de cinq minutes avec un agent aurait réglé la question. Face à une machine, on ne peut ni nuancer sa situation ni faire valoir sa bonne foi.

On objectera que la dématérialisation permet des économies dont la collectivité a besoin. Encore faudrait-il les mesurer correctement. Lorsqu'un guichet ferme, les usagers en difficulté ne disparaissent pas : ils se tournent vers les associations, les mairies, les travailleurs sociaux, qui doivent absorber cette demande avec des moyens qui, eux, n'augmentent pas. L'économie réalisée d'un côté est en partie dépensée de l'autre, simplement de manière moins visible.

Je ne plaide pas pour un retour au formulaire en trois exemplaires. Je demande une chose simple : que chaque démarche proposée en ligne reste possible auprès d'une personne, à une distance raisonnable et sans délai d'attente décourageant. Ce droit à un interlocuteur humain devrait être inscrit dans la loi, et non laissé à la bonne volonté de chaque administration. Le numérique doit être une porte supplémentaire, pas la seule porte.

Annabelle Royer, éditorialiste

Invented practice text

Question 9

Quelle est la thèse défendue par l'auteure ?

Show answer

Correct answer: A — Les démarches en ligne doivent toujours pouvoir être faites aussi auprès d'une personne.

Why? L'auteure ne rejette pas le numérique, mais demande que chaque démarche reste possible auprès d'une personne : le numérique doit être « une porte supplémentaire, pas la seule porte ».The author does not reject online services but asks that every procedure can still be done with a person: digital must be “une porte supplémentaire, pas la seule porte” (an extra door, not the only door).

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Question 10

Dans le premier paragraphe, l'auteure …

Show answer

Correct answer: A — reconnaît que les démarches en ligne ont apporté un réel progrès à beaucoup de gens.

Why? L'auteure commence par une concession : nier le progrès « serait malhonnête ». Elle met ensuite en doute l'idée que la démarche est simple pour tous.The author opens with a concession: denying the progress “serait malhonnête” (would be dishonest). She then questions whether it is simple for everyone.

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Question 11

Selon l'auteure, pourquoi certains jeunes ont-ils besoin d'aide ?

Show answer

Correct answer: C — Parce qu'être à l'aise avec un écran ne suffit pas pour comprendre l'administration.

Why? Ces jeunes sont « parfaitement à l'aise sur les réseaux sociaux », mais ne comprennent pas les termes juridiques des formulaires : ce sont deux compétences différentes.These young people are “parfaitement à l'aise sur les réseaux sociaux” (perfectly at ease on social media) but cannot handle the legal terms in forms: these are two different skills.

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Question 12

Que veut dire l'auteure par « un simple transfert de charge » ?

Show answer

Correct answer: B — Les usagers font désormais, sans être payés, le travail que faisaient les agents.

Why? Avant, l'agent vérifiait le dossier ; maintenant, c'est l'usager qui saisit tout et porte la responsabilité des erreurs. Le travail « a changé de mains » et « n'est plus payé ».In the past the clerk checked the file; now the user enters everything and is responsible for mistakes. The work “a changé de mains” (has changed hands) and “n'est plus payé” (is no longer paid).

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Question 13

L'anecdote de la lectrice sert surtout à montrer …

Show answer

Correct answer: A — qu'une erreur faite en ligne est difficile à corriger sans interlocuteur humain.

Why? La lectrice a envoyé des messages pendant trois mois sans réponse, alors que cinq minutes avec un agent auraient suffi. L'exemple illustre le coût d'une erreur quand il n'y a personne à qui parler.The reader sent messages for three months with no reply, when five minutes with a clerk would have been enough. The example shows what a mistake costs when there is nobody to talk to.

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Question 14

Que répond l'auteure à l'argument des économies ?

Show answer

Correct answer: B — Elle estime qu'une partie des coûts est simplement reportée sur d'autres acteurs.

Why? Selon l'auteure, les usagers en difficulté se tournent vers les associations, les mairies et les travailleurs sociaux : l'économie est « en partie dépensée de l'autre ».According to the author, users in difficulty turn to charities, town halls and social workers: the saving is “en partie dépensée de l'autre” (partly spent on the other side).

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Question 15

Que propose concrètement l'auteure ?

Show answer

Correct answer: C — D'inscrire dans la loi le droit à un interlocuteur humain.

Why? Elle veut que le droit à un interlocuteur humain soit « inscrit dans la loi », justement pour ne pas dépendre de chaque administration. Elle refuse aussi le retour au formulaire papier.She wants the right to a human contact to be “inscrit dans la loi” (written into law), precisely so it does not depend on each administration. She also rejects a return to paper forms.

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Question 16

Quelle attitude l'auteure refuse-t-elle explicitement ?

Show answer

Correct answer: C — La nostalgie d'une administration entièrement fondée sur le papier.

Why? Le titre et la dernière partie le disent : l'auteure ne plaide pas « pour un retour au formulaire en trois exemplaires ». Elle défend au contraire un service public accessible à tous.The title and the last paragraph make it clear: she is not arguing “pour un retour au formulaire en trois exemplaires” (for a return to forms in triplicate). On the contrary, she defends a public service open to everyone.

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Writing: reasoned argument

Writing

Un engagement bénévole obligatoire à l'université ?

Lisez la situation. Écrivez un texte argumenté d'au moins 250 mots.Read the situation. Write a reasoned text of at least 250 words.

Vous étudiez à l'université de Valromey. La présidence propose de rendre obligatoire une mission bénévole pour tous les étudiants de licence. Le journal des étudiants ouvre ses colonnes au débat. Vous écrivez un article dans lequel vous donnez votre opinion sur ce projet, de façon argumentée et avec des exemples.

You study at the University of Valromey. The university wants to make a volunteering assignment compulsory for all undergraduate students. The student newspaper invites contributions to the debate. Write an article giving your reasoned opinion on the project, with examples. Write at least 250 words.

Extrait du message envoyé par la présidence de l'université : « À partir de la rentrée prochaine, chaque étudiant de licence devra effectuer, au cours d'un semestre, une mission bénévole d'au moins quarante heures dans une association, un établissement de santé ou une école. Cette mission sera validée par trois crédits. Le projet sera soumis au vote du conseil d'administration le mois prochain. »
  • présenter le projet et annoncer votre position
  • reconnaître au moins un intérêt du projet
  • développer vos arguments avec des exemples précis
  • faire une proposition concrète
  • conclure et donner un titre à votre article

60 minutes (our suggestion)

Check your text
  • J'annonce clairement ma position dès l'introduction, après avoir présenté le projet.I state my position clearly in the introduction, after presenting the project.
  • Je reconnais au moins un argument du camp opposé avant de le nuancer (« Reconnaissons d'abord … Cependant … »).I acknowledge at least one argument from the other side before qualifying it (“Reconnaissons d'abord … Cependant …”).
  • Chaque paragraphe développe une idée, avec un exemple précis.Each paragraph develops one idea, with a concrete example.
  • J'utilise des connecteurs variés : par ailleurs, cependant, donc, en somme.I use a range of linking words: par ailleurs, cependant, donc, en somme.
  • Je fais une proposition concrète et je termine par une conclusion qui ouvre le débat.I make a concrete proposal and finish with a conclusion that opens up the debate.
  • Mon texte a au moins 250 mots (règle officielle) et un titre.My text has at least 250 words (the official rule) and a title.
Useful phrases
  • L'intention est louable, mais …The intention is commendable, but …
  • Reconnaissons d'abord que …Let us first acknowledge that …
  • Cela me semble une fausse bonne idée.That strikes me as a good idea that does not work in practice.
  • Par ailleurs, … / De plus, …Moreover, … / In addition, …
  • Cela reviendrait à …That would amount to …
  • Je propose donc une autre voie : …So I suggest another way: …
  • En somme, … / Pour conclure, …In short, … / To conclude, …
  • J'espère que … prendra le temps de …I hope that … will take the time to …
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Engagement obligatoire : encourager plutôt qu'imposer

Le conseil d'administration de notre université doit se prononcer le mois prochain sur un projet ambitieux : imposer à tous les étudiants de licence une mission bénévole de quarante heures, validée par des crédits. L'intention est louable, et je la partage en partie. Pourtant, rendre cet engagement obligatoire me semble une fausse bonne idée.

Reconnaissons d'abord les mérites du projet. S'engager dans une association, aider des enfants à faire leurs devoirs ou rendre visite à des personnes isolées permet de sortir du cadre parfois étroit des amphithéâtres. On y développe des compétences que les cours n'enseignent pas : travailler en équipe, s'adapter à des publics variés, prendre des responsabilités. Ce sont des qualités que beaucoup d'employeurs apprécient.

Cependant, un engagement imposé perd une grande partie de son sens. Le bénévolat repose sur un choix libre ; s'il devient une case à cocher pour obtenir son diplôme, certains le vivront comme une contrainte supplémentaire et s'investiront le moins possible. Les associations, elles, risquent de recevoir des volontaires peu motivés, qu'elles devront pourtant former et encadrer.

Par ailleurs, ce projet oublie une réalité : nombre d'entre nous travaillent déjà le soir ou le week-end pour financer leurs études. Leur ajouter quarante heures de mission reviendrait à pénaliser ceux qui disposent du moins de temps libre, alors qu'ils s'occupent souvent déjà d'un parent malade ou de frères et sœurs plus jeunes.

Je propose donc une autre voie : faire de cette mission une option reconnue plutôt qu'une obligation. Les étudiants volontaires obtiendraient les trois crédits prévus, et l'université pourrait valoriser de la même façon un emploi étudiant ou l'aide régulière apportée à un proche. Un forum des associations organisé dès la rentrée permettrait enfin de faire connaître toutes les possibilités.

En somme, l'université a raison de vouloir former des citoyens engagés. Mais l'engagement se suscite, il ne se décrète pas. J'espère que le conseil prendra le temps d'écouter les étudiants avant de voter.

Clara Benhamou, étudiante en deuxième année de droit

Model answer: 328 words

Speaking, part 1: presenting a point of view

Speaking

Exposé : défendre un point de vue à partir d'un document

Choisissez un des deux documents. Après trente minutes de préparation, présentez et défendez votre point de vue.Choose one of the two documents. After thirty minutes' preparation, present and defend your point of view.

Choisissez l'un des deux documents. Dégagez le problème qu'il soulève, puis présentez votre opinion de façon claire et organisée, avec des arguments et des exemples. Vous disposez de trente minutes de préparation.

Choose one of the two documents. Identify the issue it raises, then present your opinion in a clear, well-organised way, with arguments and examples. You have thirty minutes to prepare. Document 1: the town of Lorvigny is removing its digital advertising screens. Document 2: the town of Castelbrune will reward residents who give up their car.

Document 1 – « Lorvigny éteint ses écrans publicitaires »
Le conseil municipal de Lorvigny a voté la suppression progressive des quarante écrans publicitaires numériques installés dans les rues de la ville. La mairie met en avant leur consommation d'électricité et la « pollution visuelle » qu'ils provoquent, surtout la nuit. Les affiches sur papier et les panneaux d'information culturelle seront conservés. Plusieurs commerçants s'inquiètent : selon eux, ces écrans leur permettaient de faire connaître leurs promotions à moindre coût. L'association des riverains, elle, se félicite d'une décision qu'elle réclamait depuis longtemps et demande que d'autres villes de la région suivent cet exemple.

Document 2 – « Une prime pour se séparer de sa voiture »
À Castelbrune, les habitants qui vendent leur voiture sans en racheter une pourront bientôt recevoir un crédit mobilité, à dépenser en abonnements de bus, en vélo ou en location de voitures partagées. La municipalité espère ainsi réduire la circulation, améliorer la qualité de l'air et libérer des places de stationnement pour les commerces et les artisans. Le projet ne fait pas l'unanimité : certains estiment qu'il profitera surtout aux habitants du centre, déjà bien desservis, et oubliera ceux des quartiers périphériques, pour qui la voiture reste indispensable pour aller travailler.
  • présenter brièvement le document choisi
  • formuler la question de débat qu'il soulève
  • annoncer votre plan
  • défendre votre opinion avec deux ou trois arguments et des exemples
  • tenir compte d'un argument opposé
  • conclure

7 minutes (our suggestion) · 30 minutes of preparation

Check your answer
  • Je ne résume pas tout le document : je le présente en une ou deux phrases et j'en tire une question de débat.I do not summarise the whole document: I present it in one or two sentences and draw a debate question from it.
  • J'annonce mon plan (« Je développerai d'abord … puis … »).I announce my plan (“Je développerai d'abord … puis …”).
  • Je donne mon opinion personnelle et je la justifie avec des arguments et au moins un exemple concret.I give my personal opinion and support it with arguments and at least one concrete example.
  • Je tiens compte d'un argument opposé (« Cependant, je comprends … »).I take an opposing argument into account (“Cependant, je comprends …”).
  • Je parle à partir de notes, sans lire un texte rédigé.I speak from notes, without reading out a written text.
  • Je termine par une conclusion nette qui reprend ma position.I end with a clear conclusion that restates my position.
Useful phrases
  • Le document que j'ai choisi traite de …The document I chose deals with …
  • Cette décision soulève une question plus large : …This decision raises a broader question: …
  • Je développerai d'abord …, puis …First I will discuss …, then …
  • L'argument … me paraît solide / discutable.The … argument seems sound / debatable to me.
  • Prenons l'exemple de …Take the example of …
  • Cependant, je comprends que …However, I understand that …
  • En conclusion, je suis favorable / opposé(e) à …In conclusion, I am in favour of / against …
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Le document que j'ai choisi rapporte la décision de la ville de Lorvigny de supprimer peu à peu ses écrans publicitaires numériques, pour des raisons d'énergie et de « pollution visuelle ». Cette décision soulève une question plus large : une ville doit-elle limiter la publicité dans l'espace public, même si cela gêne une partie de l'activité économique ? Je pense que oui, à condition d'accompagner les commerçants. Je développerai d'abord les arguments en faveur de cette mesure, puis ses limites.

Tout d'abord, l'argument écologique me paraît solide. Un écran allumé jour et nuit consomme de l'électricité pour un service dont personne n'a vraiment besoin, au moment où l'on demande aux habitants de baisser leur chauffage. Il y a là une forme d'incohérence que la mairie a raison de corriger.

Ensuite, l'espace public appartient à tout le monde. On peut choisir de ne pas regarder la télévision, mais on ne peut pas éviter un écran lumineux au coin de sa rue. Dans ma ville, par exemple, un écran a été installé face à des immeubles d'habitation, et les riverains se plaignent de la lumière dans leur chambre.

Cependant, je comprends l'inquiétude des commerçants. Pour un petit commerce, ces écrans représentaient un moyen peu coûteux de se faire connaître, face aux grandes enseignes qui disposent d'autres moyens. Si la ville supprime cet outil sans rien proposer en échange, elle risque d'affaiblir le commerce de proximité qu'elle prétend défendre.

En conclusion, je suis favorable à cette décision, mais elle devrait s'accompagner de solutions : des panneaux réservés aux commerces locaux, par exemple, ou une page sur le site de la ville. Limiter la publicité, oui ; oublier ceux qui en vivent, non.

Model answer: 274 words

Speaking, part 2: discussion with the examiner

Speaking

Débat avec l'examinateur après l'exposé

Après votre exposé, répondez aux questions de l'examinateur et défendez votre position dans un débat.After your presentation, answer the examiner's questions and defend your position in a discussion.

Après votre exposé, l'examinateur ou l'examinatrice vous pose des questions, conteste certains de vos arguments et vous demande de préciser votre position. Défendez votre point de vue, nuancez-le si nécessaire et répondez avec des exemples. L'exemple ci-dessous suit l'exposé sur le document 1.

After your presentation, the examiner asks you questions, challenges some of your arguments and asks you to clarify your position. Defend your point of view, qualify it if needed and answer with examples. The example follows the presentation on document 1.

  • « Les affiches sur papier, ce n'est pas aussi de la publicité ? »
  • « Est-ce que la ville ne va pas perdre de l'argent ? »
  • « Vous êtes donc contre toute forme de publicité ? »
  • « Pensez-vous que les habitants ont été suffisamment consultés ? »
  • « Et dans votre pays, la situation est la même ? »
  • « Quelle solution concrète proposeriez-vous ? »

10 minutes (our suggestion)

Check your answer
  • Je réponds directement à la question avant de développer.I answer the question directly before developing my answer.
  • Quand l'examinateur conteste un argument, je le reconnais si c'est juste, puis je précise ma position (« C'est vrai, mais … »).When the examiner challenges an argument, I accept it if it is fair, then clarify my position (“C'est vrai, mais …”).
  • Je reste cohérent(e) avec ce que j'ai dit dans mon exposé.I stay consistent with what I said in my presentation.
  • J'illustre mes réponses avec des exemples, y compris personnels.I illustrate my answers with examples, including personal ones.
  • Si je ne sais pas, je le dis et je donne quand même un avis (« Je ne sais pas exactement, mais à mon avis … »).If I do not know, I say so and still give an opinion (“Je ne sais pas exactement, mais à mon avis …”).
Useful phrases
  • C'est vrai, et pourtant …That's true, and yet …
  • Je ne suis pas contre …, je suis contre le fait que …I am not against …, I am against the fact that …
  • Peut-être, à court terme, mais …Perhaps in the short term, but …
  • Je ne sais pas exactement, mais à mon avis …I don't know exactly, but in my opinion …
  • Dans mon pays d'origine, par exemple, …In my home country, for example, …
  • Je proposerais plutôt de …I would rather suggest …
  • Si je peux préciser ma pensée, …If I may clarify what I mean, …
Show the model answer

Examinatrice: Vous dites que l'espace public appartient à tout le monde. Mais les affiches sur papier, ce n'est pas aussi de la publicité ?

Vous: C'est vrai, et je ne demande pas qu'on les supprime. La différence, c'est que l'affiche ne consomme pas d'énergie et ne s'allume pas la nuit. Elle est aussi moins agressive : elle ne bouge pas, elle n'attire pas le regard en permanence.

Examinatrice: Les commerçants paient pour ces écrans. Est-ce que la ville ne va pas perdre de l'argent ?

Vous: Peut-être, à court terme. Mais je ne crois pas qu'une ville doive se financer en vendant l'attention de ses habitants. Et elle économisera sur l'entretien des écrans.

Examinatrice: Vous êtes donc contre toute forme de publicité ?

Vous: Non, pas du tout. Je ne suis pas contre la publicité, je suis contre le fait qu'on ne puisse pas y échapper. Dans un magazine ou sur internet, on peut tourner la page ou fermer la fenêtre ; dans la rue, c'est impossible.

Examinatrice: Pensez-vous que les habitants ont été suffisamment consultés ?

Vous: Je ne sais pas exactement comment cela s'est passé à Lorvigny, mais à mon avis, une décision de ce type devrait être précédée d'une consultation, au moins des commerçants concernés. Cela éviterait le sentiment qu'on décide sans eux.

Examinatrice: Et chez vous, dans votre pays, la situation est la même ?

Vous: Dans ma ville d'origine, il y a beaucoup plus d'écrans qu'ici, même sur les façades des immeubles. On s'y habitue, mais je me rends compte maintenant que cela fatigue. C'est d'ailleurs en arrivant ici que j'ai remarqué la différence.

Examinatrice: Pour finir, quelle solution concrète proposeriez-vous aux commerçants ?

Vous: Je proposerais des panneaux d'affichage gratuits réservés aux commerces du quartier, mis à jour chaque semaine. Ce serait une façon de garder la visibilité des petits commerces sans écrans lumineux.

Model answer: 290 words

Free official examples

Practise with the providers' own examples too: France Éducation international for the TCF and CCI Paris Île-de-France for the TEF.