DELF B2 : compréhension écrite, production écrite et orale, gratuit

19 exercices originaux au format du DELF B2 : un texte informatif et un texte argumentatif, puis une argumentation écrite et une épreuve orale avec modèles.

À propos de ces questions

Tous les textes, noms, lieux, dates et prix sont inventés pour l'entraînement. FreeExamPath est indépendant et n'est lié ni au ministère de l'Intérieur, ni à France Éducation international, ni à la CCI Paris Île-de-France. Ces exercices ne sont pas des épreuves officielles et ne donnent pas de score officiel.

Les réponses écrites et orales ne sont pas corrigées ni notées sur ce site : comparez votre réponse avec la liste de contrôle et le corrigé type. Rien de ce que vous tapez n'est envoyé ni enregistré.

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Compréhension écrite, exercice 1 : article informatif

Lisez l'article, puis répondez aux huit questions. Pour chaque question, choisissez une seule réponse.

Article de presse Emprunter une perceuse comme on emprunte un livre

Depuis dix-huit mois, l'ancienne poste de Saint-Aurèle-sur-Lèze abrite un lieu d'un genre nouveau. Sur les étagères, pas de romans ni de bandes dessinées, mais des perceuses, des machines à coudre, des tentes, des appareils à raclette ou encore un nettoyeur haute pression. Le principe de cette « bibliothèque d'objets » est simple : plutôt que d'acheter un appareil dont on se servira deux ou trois fois par an, on l'emprunte pour quelques jours, puis on le rapporte.

L'idée n'est pas venue de la mairie, mais d'un petit groupe d'habitants. « Nous nous sommes rendu compte qu'il y avait, dans notre seule rue, cinq escabeaux et trois scies sauteuses qui dormaient au fond des garages », raconte Hélène Marquet, l'une des fondatrices, aujourd'hui coordinatrice de l'association. Le groupe a d'abord organisé des prêts entre voisins, notés sur un simple cahier, avant de solliciter la commune, qui a fini par mettre le local à disposition gratuitement.

Pour emprunter, il faut adhérer. La cotisation annuelle n'est pas la même pour tous : chacun la fixe lui-même entre cinq et quarante euros, selon ses moyens, sans avoir à se justifier. « Contre toute attente, la moyenne tourne autour de vingt-deux euros, et personne n'a jamais abusé du système », assure la coordinatrice. L'association compte aujourd'hui un peu plus de six cents adhérents et près de trois cents objets, presque tous issus de dons.

Le profil des emprunteurs a pourtant surpris les fondateurs. Ils imaginaient s'adresser d'abord aux foyers modestes, pour qui l'achat d'un outil représente une vraie dépense. Or ce sont surtout de jeunes couples installés depuis peu et des retraités qui poussent la porte. Pour Marc Delaunay, sociologue à l'université de Valromey, ce décalage n'a rien d'étonnant : « Ce type de lieu attire d'abord des personnes déjà convaincues par l'idée de consommer moins. Pour toucher les autres, il ne suffit pas d'ouvrir un local ; il faut aller vers eux, dans les centres sociaux ou à la sortie des écoles. »

Le fonctionnement quotidien n'est pas sans difficultés. Les retards de restitution restent fréquents, surtout pour les objets saisonniers comme les tondeuses au printemps. Quant aux objets abîmés, l'association a fait un choix original : elle ne réclame aucune pénalité. Les appareils endommagés sont confiés à l'atelier de réparation qui se tient chaque samedi matin, et l'emprunteur est simplement invité à venir participer à la réparation. « Les gens repartent en sachant changer une courroie ou une prise : c'est aussi ça, notre mission », sourit un bénévole.

Le vrai point faible, selon Hélène Marquet, est ailleurs : tout repose sur une quinzaine de bénévoles, dont certains commencent à s'essouffler. L'association espère obtenir l'an prochain le financement d'un poste salarié à mi-temps. Ce poste permettrait aussi de lancer un projet qui lui tient à cœur : une camionnette qui ferait chaque semaine le tour des villages voisins, où l'on ne trouve souvent ni quincaillerie ni transports en commun.

Texte d'entraînement fictif

Question 1

Quel est le sujet principal de cet article ?

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Bonne réponse : A — Un lieu de prêt d'objets créé par des habitants, ses réussites et ses limites.

Pourquoi ? L'article présente la « bibliothèque d'objets » de Saint-Aurèle : son origine, son fonctionnement, son public et ses difficultés. Ce n'est ni une bibliothèque municipale transformée ni une campagne de la mairie.

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Question 2

D'où vient l'idée de la bibliothèque d'objets ?

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Bonne réponse : B — D'habitants qui ont remarqué que beaucoup d'outils restaient inutilisés.

Pourquoi ? L'idée « n'est pas venue de la mairie, mais d'un petit groupe d'habitants », qui ont vu que des outils « dormaient au fond des garages ». La commune a seulement prêté le local ensuite.

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Question 3

Comment le montant de la cotisation est-il fixé ?

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Bonne réponse : B — Chaque adhérent décide lui-même de la somme qu'il verse, entre deux limites.

Pourquoi ? Chacun fixe sa cotisation « entre cinq et quarante euros », sans justifier ses revenus. Vingt-deux euros n'est que la moyenne constatée.

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Question 4

Qu'est-ce qui a surpris les fondateurs ?

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Bonne réponse : C — Les adhérents ne sont pas les personnes qu'ils pensaient toucher en priorité.

Pourquoi ? Les fondateurs pensaient attirer surtout des foyers modestes, mais ce sont « surtout de jeunes couples installés depuis peu et des retraités » qui viennent.

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Question 5

Selon le sociologue, que faudrait-il faire pour attirer d'autres publics ?

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Bonne réponse : A — Aller à la rencontre des habitants dans les lieux qu'ils fréquentent déjà.

Pourquoi ? Marc Delaunay explique qu'« il ne suffit pas d'ouvrir un local » : il faut aller vers les habitants, dans les centres sociaux ou devant les écoles. Il ne parle ni du prix ni du choix des objets.

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Question 6

Que se passe-t-il quand un emprunteur rapporte un objet abîmé ?

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Bonne réponse : C — Il est invité à venir aider les bénévoles à réparer l'objet.

Pourquoi ? L'association « ne réclame aucune pénalité » : l'objet part à l'atelier du samedi et l'emprunteur est invité à participer à la réparation.

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Question 7

D'après la coordinatrice, quelle est la principale fragilité de l'association ?

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Bonne réponse : C — Le fait qu'elle dépende d'un petit nombre de bénévoles.

Pourquoi ? Les retards sont une difficulté, mais « le vrai point faible […] est ailleurs » : tout repose sur une quinzaine de bénévoles fatigués. Les objets, eux, viennent presque tous de dons.

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Question 8

À quoi servirait la camionnette évoquée à la fin de l'article ?

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Bonne réponse : B — À proposer le prêt d'objets dans des villages mal desservis.

Pourquoi ? La camionnette ferait le tour des villages voisins, qui n'ont souvent « ni quincaillerie ni transports en commun ». Il ne s'agit pas de livraisons à Saint-Aurèle.

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Compréhension écrite, exercice 2 : texte argumentatif

Lisez ce texte d'opinion, puis répondez aux huit questions. Pour chaque question, choisissez une seule réponse.

Éditorial Le guichet n'est pas une nostalgie

Renouveler un titre de séjour, déclarer un changement d'adresse, demander une aide au logement : il y a quinze ans, ces démarches supposaient de se déplacer, de faire la queue et de revenir parfois une seconde fois parce qu'il manquait une pièce au dossier. Aujourd'hui, la plupart se font en ligne, à toute heure, depuis son canapé. Il serait malhonnête de nier le progrès que cela représente pour beaucoup d'entre nous. Mais à force de célébrer la simplicité du « tout numérique », on a oublié de se demander pour qui elle était simple.

On imagine volontiers que les exclus de la dématérialisation sont des personnes âgées, perdues devant un écran, et que le problème disparaîtra de lui-même avec le temps. C'est une erreur. Dans les permanences d'aide aux démarches de notre département, les bénévoles reçoivent de plus en plus de jeunes de vingt ans, parfaitement à l'aise sur les réseaux sociaux, mais incapables de remplir un formulaire truffé de termes juridiques. Savoir utiliser un téléphone et savoir dialoguer avec une administration sont deux compétences bien différentes. Et rien ne garantit que la génération suivante sera mieux armée.

Il faut ensuite regarder honnêtement qui fait le travail. Autrefois, l'agent au guichet vérifiait le dossier, repérait l'oubli, expliquait la règle. Désormais, c'est l'usager qui saisit les informations, numérise les justificatifs et porte seul la responsabilité de la moindre erreur. Ce que l'on présente comme une simplification est souvent un simple transfert de charge : le travail n'a pas disparu, il a changé de mains, et il n'est plus payé.

Or l'erreur, en ligne, coûte cher. Une case mal cochée peut suspendre une allocation pendant des semaines, sans que personne ne soit en mesure d'expliquer pourquoi. Une lectrice m'a raconté avoir passé trois mois à envoyer des messages restés sans réponse, alors qu'un échange de cinq minutes avec un agent aurait réglé la question. Face à une machine, on ne peut ni nuancer sa situation ni faire valoir sa bonne foi.

On objectera que la dématérialisation permet des économies dont la collectivité a besoin. Encore faudrait-il les mesurer correctement. Lorsqu'un guichet ferme, les usagers en difficulté ne disparaissent pas : ils se tournent vers les associations, les mairies, les travailleurs sociaux, qui doivent absorber cette demande avec des moyens qui, eux, n'augmentent pas. L'économie réalisée d'un côté est en partie dépensée de l'autre, simplement de manière moins visible.

Je ne plaide pas pour un retour au formulaire en trois exemplaires. Je demande une chose simple : que chaque démarche proposée en ligne reste possible auprès d'une personne, à une distance raisonnable et sans délai d'attente décourageant. Ce droit à un interlocuteur humain devrait être inscrit dans la loi, et non laissé à la bonne volonté de chaque administration. Le numérique doit être une porte supplémentaire, pas la seule porte.

Annabelle Royer, éditorialiste

Texte d'entraînement fictif

Question 9

Quelle est la thèse défendue par l'auteure ?

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Bonne réponse : A — Les démarches en ligne doivent toujours pouvoir être faites aussi auprès d'une personne.

Pourquoi ? L'auteure ne rejette pas le numérique, mais demande que chaque démarche reste possible auprès d'une personne : le numérique doit être « une porte supplémentaire, pas la seule porte ».

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Question 10

Dans le premier paragraphe, l'auteure …

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Bonne réponse : A — reconnaît que les démarches en ligne ont apporté un réel progrès à beaucoup de gens.

Pourquoi ? L'auteure commence par une concession : nier le progrès « serait malhonnête ». Elle met ensuite en doute l'idée que la démarche est simple pour tous.

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Question 11

Selon l'auteure, pourquoi certains jeunes ont-ils besoin d'aide ?

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Bonne réponse : C — Parce qu'être à l'aise avec un écran ne suffit pas pour comprendre l'administration.

Pourquoi ? Ces jeunes sont « parfaitement à l'aise sur les réseaux sociaux », mais ne comprennent pas les termes juridiques des formulaires : ce sont deux compétences différentes.

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Question 12

Que veut dire l'auteure par « un simple transfert de charge » ?

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Bonne réponse : B — Les usagers font désormais, sans être payés, le travail que faisaient les agents.

Pourquoi ? Avant, l'agent vérifiait le dossier ; maintenant, c'est l'usager qui saisit tout et porte la responsabilité des erreurs. Le travail « a changé de mains » et « n'est plus payé ».

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Question 13

L'anecdote de la lectrice sert surtout à montrer …

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Bonne réponse : A — qu'une erreur faite en ligne est difficile à corriger sans interlocuteur humain.

Pourquoi ? La lectrice a envoyé des messages pendant trois mois sans réponse, alors que cinq minutes avec un agent auraient suffi. L'exemple illustre le coût d'une erreur quand il n'y a personne à qui parler.

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Question 14

Que répond l'auteure à l'argument des économies ?

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Bonne réponse : B — Elle estime qu'une partie des coûts est simplement reportée sur d'autres acteurs.

Pourquoi ? Selon l'auteure, les usagers en difficulté se tournent vers les associations, les mairies et les travailleurs sociaux : l'économie est « en partie dépensée de l'autre ».

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Question 15

Que propose concrètement l'auteure ?

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Bonne réponse : C — D'inscrire dans la loi le droit à un interlocuteur humain.

Pourquoi ? Elle veut que le droit à un interlocuteur humain soit « inscrit dans la loi », justement pour ne pas dépendre de chaque administration. Elle refuse aussi le retour au formulaire papier.

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Question 16

Quelle attitude l'auteure refuse-t-elle explicitement ?

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Bonne réponse : C — La nostalgie d'une administration entièrement fondée sur le papier.

Pourquoi ? Le titre et la dernière partie le disent : l'auteure ne plaide pas « pour un retour au formulaire en trois exemplaires ». Elle défend au contraire un service public accessible à tous.

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Expression écrite : texte argumenté

Expression écrite

Un engagement bénévole obligatoire à l'université ?

Lisez la situation. Écrivez un texte argumenté d'au moins 250 mots.

Vous étudiez à l'université de Valromey. La présidence propose de rendre obligatoire une mission bénévole pour tous les étudiants de licence. Le journal des étudiants ouvre ses colonnes au débat. Vous écrivez un article dans lequel vous donnez votre opinion sur ce projet, de façon argumentée et avec des exemples.

Extrait du message envoyé par la présidence de l'université : « À partir de la rentrée prochaine, chaque étudiant de licence devra effectuer, au cours d'un semestre, une mission bénévole d'au moins quarante heures dans une association, un établissement de santé ou une école. Cette mission sera validée par trois crédits. Le projet sera soumis au vote du conseil d'administration le mois prochain. »
  • présenter le projet et annoncer votre position
  • reconnaître au moins un intérêt du projet
  • développer vos arguments avec des exemples précis
  • faire une proposition concrète
  • conclure et donner un titre à votre article

60 minutes (notre conseil)

Vérifier votre texte
  • J'annonce clairement ma position dès l'introduction, après avoir présenté le projet.
  • Je reconnais au moins un argument du camp opposé avant de le nuancer (« Reconnaissons d'abord … Cependant … »).
  • Chaque paragraphe développe une idée, avec un exemple précis.
  • J'utilise des connecteurs variés : par ailleurs, cependant, donc, en somme.
  • Je fais une proposition concrète et je termine par une conclusion qui ouvre le débat.
  • Mon texte a au moins 250 mots (règle officielle) et un titre.
Expressions utiles
  • L'intention est louable, mais …
  • Reconnaissons d'abord que …
  • Cela me semble une fausse bonne idée.
  • Par ailleurs, … / De plus, …
  • Cela reviendrait à …
  • Je propose donc une autre voie : …
  • En somme, … / Pour conclure, …
  • J'espère que … prendra le temps de …
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Engagement obligatoire : encourager plutôt qu'imposer

Le conseil d'administration de notre université doit se prononcer le mois prochain sur un projet ambitieux : imposer à tous les étudiants de licence une mission bénévole de quarante heures, validée par des crédits. L'intention est louable, et je la partage en partie. Pourtant, rendre cet engagement obligatoire me semble une fausse bonne idée.

Reconnaissons d'abord les mérites du projet. S'engager dans une association, aider des enfants à faire leurs devoirs ou rendre visite à des personnes isolées permet de sortir du cadre parfois étroit des amphithéâtres. On y développe des compétences que les cours n'enseignent pas : travailler en équipe, s'adapter à des publics variés, prendre des responsabilités. Ce sont des qualités que beaucoup d'employeurs apprécient.

Cependant, un engagement imposé perd une grande partie de son sens. Le bénévolat repose sur un choix libre ; s'il devient une case à cocher pour obtenir son diplôme, certains le vivront comme une contrainte supplémentaire et s'investiront le moins possible. Les associations, elles, risquent de recevoir des volontaires peu motivés, qu'elles devront pourtant former et encadrer.

Par ailleurs, ce projet oublie une réalité : nombre d'entre nous travaillent déjà le soir ou le week-end pour financer leurs études. Leur ajouter quarante heures de mission reviendrait à pénaliser ceux qui disposent du moins de temps libre, alors qu'ils s'occupent souvent déjà d'un parent malade ou de frères et sœurs plus jeunes.

Je propose donc une autre voie : faire de cette mission une option reconnue plutôt qu'une obligation. Les étudiants volontaires obtiendraient les trois crédits prévus, et l'université pourrait valoriser de la même façon un emploi étudiant ou l'aide régulière apportée à un proche. Un forum des associations organisé dès la rentrée permettrait enfin de faire connaître toutes les possibilités.

En somme, l'université a raison de vouloir former des citoyens engagés. Mais l'engagement se suscite, il ne se décrète pas. J'espère que le conseil prendra le temps d'écouter les étudiants avant de voter.

Clara Benhamou, étudiante en deuxième année de droit

Corrigé type : 328 mots

Expression orale, partie 1 : exposé d'un point de vue

Expression orale

Exposé : défendre un point de vue à partir d'un document

Choisissez un des deux documents. Après trente minutes de préparation, présentez et défendez votre point de vue.

Choisissez l'un des deux documents. Dégagez le problème qu'il soulève, puis présentez votre opinion de façon claire et organisée, avec des arguments et des exemples. Vous disposez de trente minutes de préparation.

Document 1 – « Lorvigny éteint ses écrans publicitaires »
Le conseil municipal de Lorvigny a voté la suppression progressive des quarante écrans publicitaires numériques installés dans les rues de la ville. La mairie met en avant leur consommation d'électricité et la « pollution visuelle » qu'ils provoquent, surtout la nuit. Les affiches sur papier et les panneaux d'information culturelle seront conservés. Plusieurs commerçants s'inquiètent : selon eux, ces écrans leur permettaient de faire connaître leurs promotions à moindre coût. L'association des riverains, elle, se félicite d'une décision qu'elle réclamait depuis longtemps et demande que d'autres villes de la région suivent cet exemple.

Document 2 – « Une prime pour se séparer de sa voiture »
À Castelbrune, les habitants qui vendent leur voiture sans en racheter une pourront bientôt recevoir un crédit mobilité, à dépenser en abonnements de bus, en vélo ou en location de voitures partagées. La municipalité espère ainsi réduire la circulation, améliorer la qualité de l'air et libérer des places de stationnement pour les commerces et les artisans. Le projet ne fait pas l'unanimité : certains estiment qu'il profitera surtout aux habitants du centre, déjà bien desservis, et oubliera ceux des quartiers périphériques, pour qui la voiture reste indispensable pour aller travailler.
  • présenter brièvement le document choisi
  • formuler la question de débat qu'il soulève
  • annoncer votre plan
  • défendre votre opinion avec deux ou trois arguments et des exemples
  • tenir compte d'un argument opposé
  • conclure

7 minutes (notre conseil) · 30 minutes de préparation

Vérifier votre réponse
  • Je ne résume pas tout le document : je le présente en une ou deux phrases et j'en tire une question de débat.
  • J'annonce mon plan (« Je développerai d'abord … puis … »).
  • Je donne mon opinion personnelle et je la justifie avec des arguments et au moins un exemple concret.
  • Je tiens compte d'un argument opposé (« Cependant, je comprends … »).
  • Je parle à partir de notes, sans lire un texte rédigé.
  • Je termine par une conclusion nette qui reprend ma position.
Expressions utiles
  • Le document que j'ai choisi traite de …
  • Cette décision soulève une question plus large : …
  • Je développerai d'abord …, puis …
  • L'argument … me paraît solide / discutable.
  • Prenons l'exemple de …
  • Cependant, je comprends que …
  • En conclusion, je suis favorable / opposé(e) à …
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Le document que j'ai choisi rapporte la décision de la ville de Lorvigny de supprimer peu à peu ses écrans publicitaires numériques, pour des raisons d'énergie et de « pollution visuelle ». Cette décision soulève une question plus large : une ville doit-elle limiter la publicité dans l'espace public, même si cela gêne une partie de l'activité économique ? Je pense que oui, à condition d'accompagner les commerçants. Je développerai d'abord les arguments en faveur de cette mesure, puis ses limites.

Tout d'abord, l'argument écologique me paraît solide. Un écran allumé jour et nuit consomme de l'électricité pour un service dont personne n'a vraiment besoin, au moment où l'on demande aux habitants de baisser leur chauffage. Il y a là une forme d'incohérence que la mairie a raison de corriger.

Ensuite, l'espace public appartient à tout le monde. On peut choisir de ne pas regarder la télévision, mais on ne peut pas éviter un écran lumineux au coin de sa rue. Dans ma ville, par exemple, un écran a été installé face à des immeubles d'habitation, et les riverains se plaignent de la lumière dans leur chambre.

Cependant, je comprends l'inquiétude des commerçants. Pour un petit commerce, ces écrans représentaient un moyen peu coûteux de se faire connaître, face aux grandes enseignes qui disposent d'autres moyens. Si la ville supprime cet outil sans rien proposer en échange, elle risque d'affaiblir le commerce de proximité qu'elle prétend défendre.

En conclusion, je suis favorable à cette décision, mais elle devrait s'accompagner de solutions : des panneaux réservés aux commerces locaux, par exemple, ou une page sur le site de la ville. Limiter la publicité, oui ; oublier ceux qui en vivent, non.

Corrigé type : 274 mots

Expression orale, partie 2 : débat avec l'examinateur

Expression orale

Débat avec l'examinateur après l'exposé

Après votre exposé, répondez aux questions de l'examinateur et défendez votre position dans un débat.

Après votre exposé, l'examinateur ou l'examinatrice vous pose des questions, conteste certains de vos arguments et vous demande de préciser votre position. Défendez votre point de vue, nuancez-le si nécessaire et répondez avec des exemples. L'exemple ci-dessous suit l'exposé sur le document 1.

  • « Les affiches sur papier, ce n'est pas aussi de la publicité ? »
  • « Est-ce que la ville ne va pas perdre de l'argent ? »
  • « Vous êtes donc contre toute forme de publicité ? »
  • « Pensez-vous que les habitants ont été suffisamment consultés ? »
  • « Et dans votre pays, la situation est la même ? »
  • « Quelle solution concrète proposeriez-vous ? »

10 minutes (notre conseil)

Vérifier votre réponse
  • Je réponds directement à la question avant de développer.
  • Quand l'examinateur conteste un argument, je le reconnais si c'est juste, puis je précise ma position (« C'est vrai, mais … »).
  • Je reste cohérent(e) avec ce que j'ai dit dans mon exposé.
  • J'illustre mes réponses avec des exemples, y compris personnels.
  • Si je ne sais pas, je le dis et je donne quand même un avis (« Je ne sais pas exactement, mais à mon avis … »).
Expressions utiles
  • C'est vrai, et pourtant …
  • Je ne suis pas contre …, je suis contre le fait que …
  • Peut-être, à court terme, mais …
  • Je ne sais pas exactement, mais à mon avis …
  • Dans mon pays d'origine, par exemple, …
  • Je proposerais plutôt de …
  • Si je peux préciser ma pensée, …
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Examinatrice: Vous dites que l'espace public appartient à tout le monde. Mais les affiches sur papier, ce n'est pas aussi de la publicité ?

Vous: C'est vrai, et je ne demande pas qu'on les supprime. La différence, c'est que l'affiche ne consomme pas d'énergie et ne s'allume pas la nuit. Elle est aussi moins agressive : elle ne bouge pas, elle n'attire pas le regard en permanence.

Examinatrice: Les commerçants paient pour ces écrans. Est-ce que la ville ne va pas perdre de l'argent ?

Vous: Peut-être, à court terme. Mais je ne crois pas qu'une ville doive se financer en vendant l'attention de ses habitants. Et elle économisera sur l'entretien des écrans.

Examinatrice: Vous êtes donc contre toute forme de publicité ?

Vous: Non, pas du tout. Je ne suis pas contre la publicité, je suis contre le fait qu'on ne puisse pas y échapper. Dans un magazine ou sur internet, on peut tourner la page ou fermer la fenêtre ; dans la rue, c'est impossible.

Examinatrice: Pensez-vous que les habitants ont été suffisamment consultés ?

Vous: Je ne sais pas exactement comment cela s'est passé à Lorvigny, mais à mon avis, une décision de ce type devrait être précédée d'une consultation, au moins des commerçants concernés. Cela éviterait le sentiment qu'on décide sans eux.

Examinatrice: Et chez vous, dans votre pays, la situation est la même ?

Vous: Dans ma ville d'origine, il y a beaucoup plus d'écrans qu'ici, même sur les façades des immeubles. On s'y habitue, mais je me rends compte maintenant que cela fatigue. C'est d'ailleurs en arrivant ici que j'ai remarqué la différence.

Examinatrice: Pour finir, quelle solution concrète proposeriez-vous aux commerçants ?

Vous: Je proposerais des panneaux d'affichage gratuits réservés aux commerces du quartier, mis à jour chaque semaine. Ce serait une façon de garder la visibilité des petits commerces sans écrans lumineux.

Corrigé type : 290 mots

Exemples officiels gratuits

Entraînez-vous aussi avec les exemples publiés par les organismes : France Éducation international pour le TCF et la CCI Paris Île-de-France pour le TEF.