Compréhension écrite B2

15 exercices originaux de compréhension écrite de niveau B2, sur des textes argumentatifs (tribunes, éditoriaux, courriers de lecteurs, entretiens), avec chaque réponse expliquée. Pour se préparer au TCF IRN et au TEF IRN, sans reproduire leurs épreuves.

À propos de ces questions

Tous les textes, noms, lieux, dates et prix sont inventés pour l'entraînement. FreeExamPath est indépendant et n'est lié ni au ministère de l'Intérieur, ni à France Éducation international, ni à la CCI Paris Île-de-France. Ces exercices ne sont pas des épreuves officielles et ne donnent pas de score officiel.

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Compréhension écrite

Lisez le texte. Quelle est la bonne réponse ?

Tribune Tribune : le télétravail, une question d'organisation

Depuis quelques années, le débat sur le télétravail tourne en rond. D'un côté, certains dirigeants répètent qu'un salarié qu'on ne voit pas est un salarié qui ne travaille pas. De l'autre, une partie des employés réclame le droit de ne plus jamais mettre les pieds au bureau. Les deux camps ont, à mes yeux, le même défaut : ils parlent de confiance alors qu'il faudrait parler d'organisation.

Dans l'entreprise de quarante personnes où je m'occupe des ressources humaines, à Lorvigny, nous avons longtemps laissé chaque chef d'équipe décider seul. Résultat : dans un service, tout le monde travaillait chez soi trois jours par semaine ; dans le service voisin, personne n'y avait droit. Ce n'était pas de la souplesse, c'était de l'arbitraire, et le sentiment d'injustice s'est vite installé.

Nous avons donc écrit, avec les représentants du personnel, des règles communes : deux jours de télétravail au maximum, une journée fixe où toute l'équipe est présente, et un droit réel à se déconnecter après dix-neuf heures. Certes, ces règles ont déçu ceux qui espéraient davantage. Mais elles ont mis fin aux négociations au cas par cas, qui épuisaient tout le monde.

Je ne prétends pas que notre formule convienne à toutes les entreprises. Un atelier ou un commerce ne s'organise pas comme un bureau d'études. Je suis en revanche convaincue d'une chose : le télétravail ne fonctionne que s'il est pensé collectivement, et non accordé comme une faveur à ceux qui savent le mieux le demander.

Nadia Ferhat, responsable des ressources humaines

Texte d'entraînement fictif

Question 1

Selon l'autrice, quelle erreur commettent les deux camps du débat sur le télétravail ?

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Bonne réponse : C — Ils posent la question en termes de confiance au lieu de parler d'organisation.

Pourquoi ? L'autrice reproche aux deux camps de parler de confiance « alors qu'il faudrait parler d'organisation ». L'option sur la confiance dit donc le contraire de sa pensée : pour elle, la confiance n'est pas le bon angle. Aucun camp ne propose une limite d'un jour ; ce sont les règles de son entreprise qui fixent « deux jours de télétravail au maximum ».

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Courrier des lecteurs Courrier des lecteurs : logements vides, et après ?

Madame, Monsieur,

J'ai lu avec intérêt votre article de la semaine dernière sur les logements vacants du centre de Castelbrune. La mairie y annonce fièrement qu'elle va « recenser » les appartements inoccupés et « engager un dialogue » avec leurs propriétaires. Je m'en réjouis, bien sûr. C'est la troisième fois en dix ans que j'entends cette phrase, et je commence à la connaître par cœur.

Pendant ce temps, ma fille, infirmière à l'hôpital, cherche un deux-pièces depuis huit mois. Elle a visité des logements trop chers, trop petits ou déjà loués avant même la visite. Dans ma rue, la rue des Tanneurs, je compte pourtant quatre immeubles dont les volets n'ont pas été ouverts depuis que je suis à la retraite.

Je ne suis pas naïf : certains propriétaires n'ont pas les moyens de rénover, d'autres sont en litige avec leurs héritiers, et forcer quelqu'un à louer n'est ni simple ni souhaitable. Mais il existe des outils intermédiaires : une aide aux travaux en échange d'un loyer modéré, une agence municipale qui gère la location à la place du propriétaire, une taxe plus dissuasive. D'autres villes de taille comparable s'y sont essayées.

Je ne demande pas de miracle. Je demande simplement qu'au prochain article, on puisse lire combien de logements ont été remis sur le marché, et non combien de réunions ont été organisées.

Gérard Lemoine, Castelbrune

Texte d'entraînement fictif

Question 2

Comment l'auteur juge-t-il l'idée d'obliger les propriétaires à louer leurs logements vides ?

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Bonne réponse : A — Il la trouve à la fois difficile à appliquer et peu souhaitable.

Pourquoi ? L'auteur écrit que « forcer quelqu'un à louer n'est ni simple ni souhaitable » : il rejette l'idée sur les deux plans. L'option qui la dit souhaitable mais difficile est tentante, mais elle garde un seul des deux reproches. Il préfère des « outils intermédiaires » comme une aide aux travaux ou une taxe plus dissuasive.

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Entretien Entretien : la téléconsultation vue par une médecin

Le docteur Hélène Marchetti exerce depuis quinze ans à la maison de santé de Lorvigny, qui propose des téléconsultations depuis deux ans.

— Les téléconsultations ont-elles changé votre façon de travailler ?

— Oui, mais moins qu'on ne l'imagine. Pour renouveler une ordonnance, commenter des résultats d'analyse ou rassurer un parent inquiet le soir, l'écran est précieux. Pour tout ce qui demande d'examiner, de palper, d'écouter un cœur, il ne remplace rien. Je dis souvent à mes patients que la vidéo est une porte d'entrée, pas une pièce où l'on s'installe.

— On entend dire qu'elles ont désengorgé les urgences de l'hôpital voisin. Est-ce le cas ?

— J'aimerais pouvoir vous répondre oui. Les urgentistes ont l'impression d'avoir vu un peu moins de petites consultations le week-end, et nos propres chiffres vont dans le même sens. Mais deux années, c'est court, et bien d'autres choses ont changé dans le même temps, à commencer par l'ouverture d'une pharmacie de garde. Je me garderais donc de tirer des conclusions définitives.

— Certains patients restent réticents…

— Et ils ont parfois raison ! Une personne âgée qui entend mal, ou qui n'a pas de connexion fiable, n'est pas aidée par un rendez-vous en ligne. Ce qui m'inquiéterait, c'est qu'on finisse par considérer la téléconsultation comme la norme et la visite au cabinet comme un luxe. Ce serait, à mon sens, une erreur.

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Question 3

Que veut dire la médecin quand elle présente la vidéo comme « une porte d'entrée, pas une pièce où l'on s'installe » ?

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Bonne réponse : D — Que la vidéo sert à commencer ou suivre un soin, pas à le remplacer.

Pourquoi ? Juste avant l'image, la médecin distingue ce que l'écran fait bien (« renouveler une ordonnance, commenter des résultats d'analyse ») de ce qu'il ne fait pas : « il ne remplace rien ». L'idée qu'il remplacera un jour des visites est justement ce qui l'inquiète, quand elle craint qu'on en fasse « la norme ».

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Extrait d'essai Extrait d'un essai sur les devoirs à la maison

On présente souvent les devoirs à la maison comme un prolongement naturel de la classe : l'élève y répéterait, seul, ce qu'il a appris le matin. L'idée est séduisante, et je l'ai moi-même défendue pendant une bonne partie de ma carrière. Je n'en suis plus si sûr.

Prenons deux élèves de la même classe de sixième. Inès rentre dans un appartement calme ; sa mère, comptable, relit son exercice de mathématiques et lui signale une erreur avant qu'elle ne le recopie. Malik partage sa chambre avec deux petits frères ; ses parents, qui travaillent tard, ne peuvent pas l'aider, et il bute seul sur le même exercice. Le lendemain, l'enseignant corrige deux copies. Il croit évaluer deux élèves ; il évalue en réalité deux soirées.

Certes, les devoirs ont des vertus. Ils apprennent à organiser son temps, à travailler sans être guidé pas à pas, et ils permettent aux familles de savoir ce qui se fait en classe. Je ne propose donc pas de les supprimer d'un trait de plume. Mais je pense qu'une large part de ce travail personnel devrait se faire à l'école, dans des études encadrées, où chacun dispose du même calme et des mêmes conseils.

On m'objectera que cela coûte cher. C'est exact. Il faudrait simplement se demander combien coûte, à long terme, une école qui récompense sans le dire les enfants les mieux entourés.

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Question 4

Quel rôle joue l'exemple d'Inès et de Malik dans le raisonnement de l'auteur ?

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Bonne réponse : B — Il illustre l'idée que la note dépend surtout du cadre familial.

Pourquoi ? L'exemple aboutit à la phrase : « Il croit évaluer deux élèves ; il évalue en réalité deux soirées ». Les deux copies reflètent donc surtout le cadre familial de chaque élève. L'enseignant n'est pas accusé d'injustice : il corrige de bonne foi, et c'est le système des devoirs que l'auteur met en cause.

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Éditorial Éditorial : une forêt de communiqués

La municipalité de Castelbrune a inauguré samedi, en grande pompe, le nouveau parking du quartier de la gare. Quatre cents places, un revêtement flambant neuf, et douze jeunes tilleuls plantés en bordure, que l'adjoint à l'environnement a présentés comme « le symbole d'une ville qui respire ». Nous voilà rassurés : la ville respire, à condition de ne pas compter le bitume.

Soyons justes. Ce parking répond à un vrai besoin. Les habitants des villages voisins qui prennent le train pour aller travailler se garaient jusqu'ici n'importe où, et les riverains s'en plaignaient à juste titre. Personne ne reprochera à la mairie d'avoir voulu régler ce problème.

Ce qui frappe, c'est plutôt le décalage entre les mots et les choix. Le même conseil municipal a renoncé au printemps à la piste cyclable qui devait relier la gare au centre, jugée « prématurée ». Il a reporté sans date la rénovation thermique des écoles. Et il a fallu une pétition de huit cents signatures pour sauver le petit bois des Ormeaux d'un projet de lotissement.

Douze tilleuls ne sont pas un mal en soi. Ils deviennent gênants lorsqu'ils servent de décor à une politique qui, sur l'essentiel, n'a pas changé de cap. Les habitants de Castelbrune ne demandent pas de grands discours sur la planète. Ils demandent que les décisions les plus discrètes, celles qui ne font pas l'objet d'une inauguration, aillent dans le sens de ce qu'on leur promet.

La rédaction

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Question 5

Quel est le but principal de cet éditorial ?

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Bonne réponse : A — Dénoncer l'écart entre le discours écologique de la mairie et ses décisions.

Pourquoi ? L'éditorial annonce lui-même sa cible : « Ce qui frappe, c'est plutôt le décalage entre les mots et les choix », puis cite la piste cyclable abandonnée et les écoles non rénovées. Il ne conteste pas le parking, puisqu'il reconnaît : « Ce parking répond à un vrai besoin ».

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Tribune Tribune : le guichet qui n'existe plus

Chaque mardi matin, je tiens une permanence d'aide aux démarches administratives dans une salle prêtée par le centre social de Lorvigny. Depuis que la plupart des services publics ont fermé leurs guichets au profit de sites internet, les visiteurs sont de plus en plus nombreux.

Il y a Mme Duval, quatre-vingt-deux ans, qui possède un téléphone mais ne sait pas ce qu'est un mot de passe. Il y a un jeune intérimaire qui sait parfaitement se servir d'une application, mais qui ne comprend pas pourquoi son dossier est « incomplet » sans que personne ne lui dise ce qui manque. Il y a aussi des personnes qui maîtrisent tout cela, mais qui n'ont ni ordinateur ni imprimante pour envoyer un justificatif.

Je ne fais pas partie de ceux qui regrettent le temps des formulaires en trois exemplaires. Pour beaucoup d'usagers, la démarche en ligne est un vrai progrès : pas de déplacement, pas d'horaires, une réponse parfois plus rapide. Mais on a remplacé une file d'attente visible par une file d'attente invisible. Autrefois, on voyait les gens patienter devant le guichet. Aujourd'hui, ils patientent chez eux, devant un écran qui ne répond pas, ou dans notre petite salle du mardi.

Ce qui me gêne le plus, c'est que cette aide repose désormais sur des bénévoles comme moi. Nous faisons de notre mieux, mais nous ne sommes ni formés ni payés pour remplacer un agent public. Une administration qui choisit le numérique devrait garder, pour ceux qui en ont besoin, une personne en chair et en os à qui parler.

Lucie Vasseur, bénévole

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Question 6

Dans ce texte, que veut dire l'autrice par « une file d'attente invisible » ?

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Bonne réponse : C — Les difficultés des usagers persistent, mais on ne les voit plus.

Pourquoi ? L'autrice explique elle-même l'image : « Autrefois, on voyait les gens patienter devant le guichet. Aujourd'hui, ils patientent chez eux, devant un écran qui ne répond pas ». Les problèmes n'ont pas disparu, ils sont devenus moins visibles. Il ne s'agit pas d'une attente plus longue : elle reconnaît même « une réponse parfois plus rapide ».

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Reportage Reportage : bus gratuits, Lorvigny divisée

Depuis le 1er septembre, les bus de l'agglomération de Lorvigny sont gratuits pour tous. Six semaines plus tard, la mesure fait autant parler d'elle sur les quais que dans les cafés.

Du côté de la régie des transports, on se félicite d'une fréquentation en hausse de 30 % sur les deux principales lignes. « Nous voyons des personnes qui ne prenaient jamais le bus, notamment des retraités et des lycéens », souligne sa directrice, Anne-Sophie Brémont.

Mais tout le monde ne partage pas cet enthousiasme. Thierry Gaudin, chauffeur depuis vingt ans, décrit des bus « bondés aux heures de pointe » et des horaires « de moins en moins tenus ». Quant à savoir si les automobilistes ont laissé leur voiture au garage, la régie reste prudente : aucune enquête n'a encore été menée.

Sur la place du marché, Rachid Benali, qui tient une quincaillerie, résume l'ambiance à sa façon : « La gratuité, c'est formidable. Il faudra juste m'expliquer pourquoi ma taxe locale a augmenté le même mois. » La mairie dément tout lien entre les deux décisions et rappelle que la mesure est financée principalement par une contribution des entreprises d'au moins onze salariés.

L'opposition municipale, elle, ne conteste pas le principe, mais réclame que l'argent serve d'abord à augmenter le nombre de bus. Un premier bilan chiffré doit être présenté au conseil d'agglomération en janvier, et chacun semble l'attendre avec ses propres conclusions déjà prêtes.

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Question 7

Que laisse entendre Rachid Benali dans sa remarque ?

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Bonne réponse : D — Il soupçonne que la gratuité est payée autrement par les habitants.

Pourquoi ? Le commerçant dit « La gratuité, c'est formidable », puis ajoute : « Il faudra juste m'expliquer pourquoi ma taxe locale a augmenté le même mois ». Le compliment est donc ironique : il insinue que les habitants paient les bus par l'impôt. Ce n'est pas la mairie qui reconnaît ce lien, puisqu'elle « dément tout lien entre les deux décisions ».

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Chronique Chronique : le budget participatif, mode d'emploi

L'an dernier, la ville de Castelbrune a lancé son premier budget participatif : 200 000 euros que les habitants pouvaient consacrer aux projets de leur choix. L'idée était excellente, et je l'ai soutenue sans hésiter, comme beaucoup de membres du conseil de quartier.

Quarante-trois projets ont été déposés. Après une première sélection par les services techniques, il en restait douze. Puis, après un examen « de faisabilité », six. Les habitants ont voté avec enthousiasme : plus de deux mille participants, un record pour une consultation locale. Le projet arrivé en tête, un jardin partagé sur la friche de l'ancienne laiterie, a recueilli près de la moitié des voix.

Un an plus tard, la friche est toujours une friche. On nous explique que le terrain doit d'abord être dépollué, que l'étude a pris du retard et qu'il faut « laisser le temps au temps ». En revanche, le deuxième projet, la rénovation des bancs de la place de la Mairie, a été réalisé en trois semaines. Il faut croire que les bancs sont plus faciles à dépolluer que les jardins.

Je ne doute pas de la bonne foi des services. Les contraintes techniques existent, et un budget participatif ne peut pas tout. Mais si l'on veut que les habitants reviennent voter l'an prochain, il serait sage de leur dire clairement, et dès le départ, ce qui est possible et ce qui ne l'est pas. Sinon, la participation risque de devenir un exercice dont chacun connaît la fin.

Martine Roussel, conseil de quartier Nord

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Question 8

Que veut faire comprendre l'autrice quand elle écrit que « les bancs sont plus faciles à dépolluer que les jardins » ?

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Bonne réponse : B — Que l'explication donnée pour le retard du jardin est peu convaincante.

Pourquoi ? La phrase est ironique : la dépollution sert d'excuse au retard du jardin, alors que « le deuxième projet, la rénovation des bancs de la place de la Mairie, a été réalisé en trois semaines ». L'autrice doute donc de l'explication, sans accuser personne de mensonge : « Je ne doute pas de la bonne foi des services ».

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Article de débat Débat : le musée de Castelbrune doit-il rester gratuit ?

Le conseil municipal examinera le mois prochain une proposition visant à rendre payant l'accès au musée des Beaux-Arts de Castelbrune, gratuit depuis sa réouverture il y a douze ans. Nous avons demandé à Claire Dumontier, présidente de l'association des Amis du musée, de donner son point de vue.

« Je comprends l'argument financier. Le musée coûte cher, les subventions diminuent, et il paraît normal, dit-on, que ceux qui en profitent participent. Je l'entends d'autant mieux que notre association finance chaque année une partie des restaurations.

Pourtant, je crois que l'on se trompe de cible. Les visiteurs qui paieraient sans difficulté un billet de huit euros sont précisément ceux qui viennent déjà pour les grandes expositions temporaires. Ceux que l'on perdrait, ce sont les autres : les familles qui passent une heure un dimanche après-midi, les élèves qui reviennent seuls après une sortie scolaire, les personnes âgées du quartier qui viennent s'asseoir devant le même tableau chaque semaine.

Je ne suis pas opposée à toute participation. Que les expositions temporaires, qui coûtent cher à monter, soient payantes, cela me paraît défendable. Mais les collections permanentes appartiennent aux habitants : elles ont été données ou achetées pour eux. Leur faire payer l'entrée, c'est un peu leur faire payer deux fois ce qui est déjà à eux.

Avant de voter, j'aimerais que les élus se posent une question simple : veulent-ils un musée qui équilibre ses comptes, ou un musée que les habitants considèrent comme le leur ? »

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Question 9

Selon Claire Dumontier, rendre payantes les collections permanentes, ce serait…

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Bonne réponse : D — faire payer deux fois aux habitants ce qui leur appartient.

Pourquoi ? Pour elle, les collections « ont été données ou achetées pour eux », et « Leur faire payer l'entrée, c'est un peu leur faire payer deux fois ce qui est déjà à eux ». Les visiteurs des grandes expositions sont ceux qui paieraient « sans difficulté » : ce ne sont pas eux qu'elle craint de perdre. Elle comprend l'argument des subventions, mais ne le juge pas décisif.

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Extrait d'essai Extrait d'un essai sur la seconde main

Il est devenu presque chic d'acheter d'occasion. On exhibe sa veste trouvée dans une friperie comme on montrait autrefois une étiquette de grande marque ; on raconte avec fierté que l'on a fait réparer son grille-pain au lieu d'en racheter un. Dans les magazines, la seconde main est présentée comme le signe d'une conscience écologique enfin réveillée.

Je me réjouis de ce changement, mais je me méfie un peu des récits trop flatteurs. Lorsque j'interroge les clients de la ressourcerie de mon quartier, à Lorvigny, beaucoup me parlent d'abord de leur budget. Les loyers ont augmenté, les courses aussi, et le vêtement d'occasion permet de tenir jusqu'à la fin du mois. L'argument écologique vient ensuite, quand il vient. Bien des consommateurs, au fond, font de nécessité vertu : ils donnent une belle raison à un choix qu'ils n'ont pas vraiment fait.

Il n'y a là rien de honteux. Une bonne action reste une bonne action, même si elle n'est pas entièrement volontaire, et la planète ne fait pas la différence entre un pull acheté par conviction et un pull acheté par économie. Mais il faut garder les yeux ouverts : si la situation financière des ménages s'améliore, rien ne garantit que l'habitude survivra.

C'est pourquoi je crois moins aux bonnes intentions qu'aux conditions concrètes. Des ateliers de réparation accessibles, des pièces détachées disponibles et bon marché, des produits conçus pour durer : voilà ce qui rendra la seconde main durable, bien plus que la mode du moment.

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Question 10

Dans le texte, à qui l'auteur applique-t-il l'expression « font de nécessité vertu » ?

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Bonne réponse : A — À des clients qui achètent d'occasion pour leur budget et parlent ensuite d'écologie.

Pourquoi ? L'auteur vise les clients de la ressourcerie, qui lui parlent « d'abord de leur budget » ; l'argument écologique « vient ensuite, quand il vient ». Faire de nécessité vertu, c'est ici donner « une belle raison à un choix qu'ils n'ont pas vraiment fait ». Les magazines, eux, produisent les « récits trop flatteurs » que l'expression vient nuancer. Quant aux ménages dont les revenus augmenteraient, l'auteur se demande seulement si l'habitude survivra.

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Entretien Entretien : la semaine de quatre jours dans une PME

Depuis un an, les douze employés administratifs des Menuiseries Valcour, à Castelbrune, travaillent quatre jours par semaine, sans baisse de salaire. Leur directeur, Olivier Sanchez, fait le point.

— Pourquoi avoir tenté l'expérience ?

— D'abord pour recruter. Nous avions du mal à attirer des candidats face aux grandes entreprises de la région, qui paient mieux. Il fallait proposer autre chose que le salaire.

— Un an après, quel bilan en tirez-vous ?

— Les absences pour maladie ont diminué, et deux postes difficiles à pourvoir ont trouvé preneur. En revanche, les journées sont plus denses, et certains salariés reconnaissent qu'ils arrivent fatigués le jeudi soir. Je ne voudrais pas faire croire que tout est rose.

— Les ouvriers de l'atelier vont-ils en bénéficier ?

— C'est la question qu'on me pose le plus. Pour l'atelier, c'est plus compliqué : les machines doivent tourner, et les clients attendent des livraisons le vendredi. Nous étudions une organisation par roulement, avec deux équipes qui se relaient. Si les essais de cet automne sont concluants, il est assez probable que nous franchirons le pas l'an prochain. Mais je ne peux rien promettre aujourd'hui : je préfère annoncer une bonne nouvelle tard qu'une fausse bonne nouvelle tôt.

— Conseilleriez-vous cette formule à d'autres chefs d'entreprise ?

— Oui, à condition qu'ils la préparent avec leurs équipes et qu'ils acceptent de revenir en arrière si elle ne fonctionne pas. Ce n'est pas une recette magique.

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Question 11

Selon Olivier Sanchez, le passage de l'atelier à la semaine de quatre jours est…

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Bonne réponse : C — assez probable, si les essais d'automne sont concluants.

Pourquoi ? Le directeur dit : « Si les essais de cet automne sont concluants, il est assez probable que nous franchirons le pas l'an prochain », puis : « je ne peux rien promettre aujourd'hui ». C'est donc probable et soumis aux essais, pas à une condition sur les livraisons. Le piège est « l'an prochain » : rien n'est encore décidé.

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Courrier des lecteurs Courrier des lecteurs : cohabiter n'est pas un conte de fées

Votre dossier du mois dernier sur la cohabitation entre seniors et étudiants m'a fait sourire. À vous lire, il suffirait d'ouvrir sa porte à un jeune pour retrouver la jeunesse, la conversation et un service de livraison de courses à domicile. Ayant hébergé trois étudiants depuis le décès de mon mari, je voudrais apporter quelques précisions.

Oui, la formule a de grandes qualités. Ma maison de Lorvigny est trop grande pour moi seule, et un loyer modeste m'aide à l'entretenir. Les étudiants, de leur côté, trouvent un logement qu'ils n'auraient jamais pu se payer en ville. Et il y a des soirées où l'on parle de tout, de leurs études à mes souvenirs, qui valent bien des sorties.

Mais il faut aussi dire ce que votre article passait sous silence. Partager sa cuisine avec un garçon de vingt ans qui rentre à deux heures du matin demande de la patience. Il y a des semaines entières où l'on se croise à peine. Et une étudiante, la deuxième, est partie au bout de trois mois sans vraiment donner d'explication, ce qui m'a peinée plus que je ne l'aurais cru.

Je n'écris pas pour décourager qui que ce soit, bien au contraire. Je recommanderais cette expérience à beaucoup de mes amies. Simplement, je crois qu'on la réussit mieux quand on sait à quoi s'attendre : fixer des règles dès le départ, accepter que l'autre ait sa vie, et ne pas attendre de lui qu'il remplace la famille.

Odile Perrin, Lorvigny

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Question 12

Dans quel but Odile Perrin écrit-elle au journal ?

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Bonne réponse : B — Pour corriger une image trop idéale, tout en recommandant la formule.

Pourquoi ? Elle veut « apporter quelques précisions » à un article trop enthousiaste, mais précise : « Je n'écris pas pour décourager qui que ce soit, bien au contraire ». Les difficultés qu'elle raconte (la cuisine, le départ d'une étudiante) servent à compléter le tableau, pas à se plaindre, puisqu'elle recommande l'expérience à ses amies.

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Tribune Tribune : les écrans, nos enfants et nous

Le collège des Tilleuls, à Castelbrune, a décidé à la rentrée d'interdire les téléphones portables dans tout l'établissement, y compris pendant les récréations. Les élèves déposent leur appareil dans un casier le matin et le récupèrent le soir. Comme parent d'élève, j'ai voté pour cette mesure au conseil d'administration, et je ne le regrette pas : les surveillants constatent que les élèves jouent davantage dehors et que les disputes nées sur les réseaux sociaux ont diminué.

Je suis pourtant agacé par la manière dont certains présentent cette décision, comme si l'on avait enfin trouvé la solution au problème des écrans. Le casier ferme à dix-sept heures ; la vie numérique des adolescents, elle, continue jusqu'à minuit. Interdire pendant la journée sans apprendre à se servir de ces outils le reste du temps, c'est un peu comme fermer la piscine pour éviter les noyades : on gagne en tranquillité, pas en savoir-nager.

Il faudrait donc, à côté de l'interdiction, des heures consacrées à comprendre comment fonctionnent les réseaux, comment repérer une fausse information, comment réagir face au harcèlement. Et il faudrait surtout que nous, les adultes, regardions notre propre comportement. Combien d'entre nous consultent leur téléphone à table, au volant ou pendant que leur enfant leur parle ? Il est difficile d'exiger d'un adolescent une sobriété que l'on ne s'impose pas à soi-même.

Pascal Nguyen, parent d'élève

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Question 13

Que veut montrer l'auteur en comparant l'interdiction à « fermer la piscine pour éviter les noyades » ?

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Bonne réponse : A — Qu'une interdiction apporte le calme sans apprendre à se servir des écrans.

Pourquoi ? L'auteur explique sa comparaison : « on gagne en tranquillité, pas en savoir-nager ». Interdire pendant la journée ne forme pas les élèves, d'où sa demande d'heures pour « comprendre comment fonctionnent les réseaux ». Il ne demande pas d'interdire le soir : il veut apprendre aux adolescents à se servir de ces outils « le reste du temps ».

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Article de débat Débat : éoliennes de la Crête, une consultation trop tardive

Par Bernard Aubin, membre du collectif d'habitants du plateau de Lorvigny

Je le dis d'emblée : je ne suis pas un adversaire de l'énergie éolienne. Il faudra bien produire autrement l'électricité que nous consommons, et je préfère voir des éoliennes sur le plateau qu'une centrale au charbon à l'horizon. Mon désaccord porte sur la méthode.

La communauté de communes a ouvert la semaine dernière une « consultation publique » sur le projet de six éoliennes sur la Crête. Or le terrain est déjà réservé, l'entreprise choisie et le calendrier des travaux affiché en mairie. Que reste-t-il à discuter ? La couleur des mâts ?

Les habitants du plateau se souviennent de la consultation sur la déviation routière, il y a quelques années. On leur avait également demandé leur avis une fois le tracé arrêté. Plus de trois cents personnes avaient pris le temps d'écrire ; aucune de leurs remarques n'avait modifié le projet. Depuis, beaucoup ont cessé de participer à quoi que ce soit, persuadés que tout est joué d'avance. C'est ce découragement, bien plus que les éoliennes elles-mêmes, qui nourrit aujourd'hui l'hostilité d'une partie du village.

Je ne demande pas que l'on abandonne le projet. Je demande que l'on accepte, pour une fois, de le modifier si les arguments des habitants le justifient : déplacer une machine trop proche des maisons, partager une partie des recettes avec les communes, associer les riverains au suivi du chantier. Une consultation n'a de sens que si son résultat n'est pas écrit avant qu'elle commence.

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Question 14

Pourquoi l'auteur commence-t-il par dire qu'il n'est « pas un adversaire de l'énergie éolienne » ?

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Bonne réponse : D — Pour situer son désaccord sur la méthode, et non sur les éoliennes.

Pourquoi ? Après cette concession, l'auteur précise : « Mon désaccord porte sur la méthode ». Il ne soutient pas pour autant le projet tel quel : il demande que l'on accepte « de le modifier si les arguments des habitants le justifient ». Il ne parle pas non plus au nom de tout le village, puisqu'il évoque l'hostilité d'« une partie du village ».

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Éditorial Éditorial : les Nuits de Castelbrune à l'heure du billet

Pendant vingt ans, les Nuits de Castelbrune ont été l'un des rares événements culturels gratuits de la région. Chaque juillet, on y croisait aussi bien des familles venues avec leur pique-nique que des amateurs de jazz arrivés de loin. Les organisateurs ont annoncé jeudi que, dès l'été prochain, les concerts du soir seraient payants : quinze euros la soirée, cinq euros pour les moins de dix-huit ans.

Il serait malhonnête de crier au scandale. Les raisons avancées sont sérieuses : la subvention départementale a été réduite d'un tiers, les normes de sécurité ont fait exploser le coût de chaque soirée, et l'association a terminé les deux dernières éditions en déficit. Entre un festival payant et pas de festival du tout, le choix est vite fait.

Reste une question que l'annonce de jeudi évite soigneusement : qui viendra encore ? Quinze euros, c'est peu pour un amateur passionné ; c'est beaucoup pour une famille de cinq personnes qui venait chaque soir. Il n'est pas exclu que le festival y perde une partie de ce qui faisait son originalité, ce mélange de publics qu'on ne retrouve guère ailleurs. Rien ne dit que cela arrivera : d'autres festivals ont réussi ce passage sans perdre leur âme, notamment grâce à des tarifs réduits bien pensés. Mais le risque mérite mieux qu'un silence.

Nous suggérons donc aux organisateurs une mesure simple : garder au moins une soirée gratuite par édition, et publier, l'an prochain, la fréquentation réelle, pour que chacun puisse juger sur pièces.

La rédaction

Texte d'entraînement fictif

Question 15

À quoi doit servir la proposition faite aux organisateurs à la fin de l'éditorial ?

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Bonne réponse : C — À préserver l'accès des familles et à mesurer l'effet réel du billet.

Pourquoi ? Le journal propose de « garder au moins une soirée gratuite par édition », ce qui répond au risque qu'il vient de décrire : quinze euros, « c'est beaucoup pour une famille de cinq personnes ». Il propose aussi de publier « la fréquentation réelle, pour que chacun puisse juger sur pièces ». Il ne demande pas le retour à la gratuité totale : il juge même qu'« Il serait malhonnête de crier au scandale ». Rien n'est encore prouvé, puisque les concerts ne deviendront payants que l'été prochain.

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Exemples officiels gratuits

Entraînez-vous aussi avec les exemples publiés par les organismes : France Éducation international pour le TCF et la CCI Paris Île-de-France pour le TEF.